| Logement
décent : quelles sont les obligations du bailleur en matière
d’installation électrique ?
D’une manière
générale, s'agissant du point de savoir si une installation
électrique est conforme à la réglementation,
il convient de préciser que la norme qui doit être
respectée est celle qui existait au jour de la réalisation
des installations électriques. En d'autres termes, une installation
électrique ancienne n'a pas à être conforme
à la réglementation actuelle.
Le locataire ne peut
donc pas imposer une mise aux normes selon la réglementation
actuelle.
En revanche, il faudra
examiner point par point avec l'aide d'un électricien si
l'installation électrique est vétuste ou non.
En effet, le bailleur
est dans l’obligation de délivrer le logement en bon état
d’usage et de réparation conformément à son
obligation de délivrance posée par l’article 6a de
la loi du 6 juillet 1989.
En outre, depuis la publication
de la loi SRU du 13 décembre 2000, il est tenu de remettre
au locataire un logement décent ne laissant pas apparaître
de risques manifestes pouvant porter atteinte à la sécurité
physique ou à la santé et doté des éléments
le rendant conforme à l’usage d’habitation (article 6 de
la loi du 6 juillet 1989 modifié).
Le décret d’application
de ce texte publié le 30 janvier 2002 a fixé les caractéristiques
de décence du logement.
En matière d’installation
électrique, il en ressort que « le logement doit assurer
des réseaux et branchements d'électricité et
de gaz et les équipements de chauffage et de production d'eau
chaude conformes aux normes de sécurité définies
par les lois et règlements et en bon état d'usage
et de fonctionnement » (article 2-4. D. 02).
Le réseau électrique
doit également «permettre un éclairage suffisant
de toutes les pièces et des accès ainsi que le fonctionnement
des appareils ménagers courants indispensables à la
vie quotidienne » (art. 3-6. D 02).
Ces notions ont été
précisées dans une réponse ministérielle
du 6 mai 2002 (R.M. n° 73576 – J.O. A.N. 6 mai 2002, p. 2428
; Revue bleue juin-juillet 2002, p. 15)
La ministre a précisé
que l’état de l’installation électrique doit s’apprécier
« en fonction du risque apparent que l’installation peut présenter
pour un non technicien sans qu’il soit nécessaire de procéder,
si l’installation, bien qu’ancienne, n’est pas dangereuse, à
une quelconque mise aux normes. Seuls les travaux qui seraient exécutés
sur cette installation devraient être conformes à la
réglementation en vigueur au moment de la réglementation
».
FNAIM
|