| Création
d’entreprise et domiciliation dans le local d’habitation du dirigeant :
les précisions du Ministère de l’Economie
et des Finances
La loi n° 2003-721 du 1er août 2003 pour l’initiative
économique a facilité la création d’entreprises en réformant la
domiciliation
de l’entreprise nouvellement créée dans le local d’habitation
du dirigeant.
Face aux implications multiples de cette loi sur les baux d’habitation
en cours, notamment quant à la teneur et à la portée d’une clause
d’interdiction de la domiciliation à inscrire dans ces mêmes baux,
la FNAIM a appelé l'attention
du Ministère de l’Economie et des Finances sur l’impact de cette loi.
Le ministère, par le biais de la Direction des Entreprises
Commerciales, artisanales et de services nous apporte d’utiles précisions.
Elle confirme, d’abord, qu’une clause du bail ou du règlement
de copropriété interdisant toute activité commerciale ou artisanale
dans les murs destinés à l’habitation, suffit à écarter la domiciliation.
Elle précise, ensuite, qu’il existe deux exceptions pour lesquelles
la domiciliation lors de la création d’entreprise ne peut être interdite
dans les locaux d’habitation.
En premier lieu, il s’agit de l’entrepreneur individuel, locataire
ou copropriétaire, qui ne dispose pas d’établissement distinct.
La Direction des Entreprises Commerciales, artisanales et de services
définit plus précisément ce que recouvre cette exception :
« il s’agit du commerce non sédentaire, dont l’activité par
nature se déroule hors d’un local clos et couvert ;
dans ce cas, la déclaration de l’adresse du domicile privé du chef
d’entreprise vaut simplement rattachement de son activité professionnelle
sans que cette démarche n’occasionne le moindre trouble à la destination
des lieux ». La domiciliation est alors permise de façon permanente.
En second lieu, il s’agit de la domiciliation provisoire pendant
une période maximale de cinq ans du siège social d’une personne
morale dans l’habitation de son représentant légal, locataire ou
copropriétaire. Là aussi, la Direction des Entreprises Commerciales,
artisanales et de services précise ce que recouvre cette permission
provisoire.
Pendant cette période, « la personne morale peut dissocier
le lieu d’implantation du siège social et celui de l’établissement
principal dans lequel se déroule l’activité de la société. S’agissant
de l’adresse à laquelle peut être jointe utilement la personne physique
qui dirige la société, et où peuvent éventuellement se réunir les
membres de ses organes de direction et de contrôle, il n’y a pas
d’incompatibilité flagrante avec la destination à usage d’habitation
du domicile privé de son représentant légal ».
Nous reproduisons ci-après l’intégralité de cette réponse.
Il est important de noter que la Direction des Entreprises
Commerciales, artisanales et de services ne se prononce pas sur
les incidences fiscales de la loi du 1er août 2003 et
laisse à la Direction générale des impôts le soin de se prononcer
en lui demandant de répondre directement à la FNAIM.
A ce jour, la réponse de la DGI ne nous a toujours pas été
adressée.
FNAIM
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